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Pour le Medef, ne pas investir sur le gaz de schiste « serait une erreur dramatique ».

Pour le Medef, ne pas investir sur le gaz de schiste « serait une erreur dramatique ».

Laurence Parisot, 53 ans, briguait un troisième mandat.

Jeudi 25 avril, le conseil national du débat sur la transition énergétique délivrera un état des lieux de ses travaux. A cette occasion, le groupe de contact des entreprises fera connaître ses propositions. C’est dans cette fenêtre de tir que le Medef a choisi, mercredi 24 avril, de faire connaître ses réflexions et revendications, « pour un mix énergétique compétitif ». Celles-ci sont, sans surprises, assez proches de celles du groupe de contact.

Dans une mise au point préalable, Laurence Parisot, la présidente du mouvement patronal a estimé que la question de la transition énergétique ne pouvait être pensée sans « réfléchir à la situation économique de notre pays », l’énergie étant un facteur clé de la compétitivité des entreprises françaises.

Mme Parisot a ainsi rappelé que dans certains secteurs, comme la plasturgie, la chimie ou le caoutchouc l’énergie représentait 61,7 % en moyenne de la valeur ajoutée. Dans ces conditions, le Medef appelle notamment à permettre l’exploitation des potentiels énergétiques nationaux, c’est-à-dire le gaz de schiste.

Laurence Parisot, après avoir énuméré l’impact de la révolution de gaz de schiste sur l’économie américaine (900 000 emplois d’ci à 2015, 2 000 milliards de dollars d’investissements d’ici à 2035, un avantage moyen de 930 dollars par an sur la facture des PME et des ménages…), a insisté sur le risque que courrait la France à ne pas ouvrir le débat sur le sujet. « Nous avons un risque sur notre modèle social et nous risquons de passer à côté d’une manne extraordinaire sous nos pieds, ce serait une erreur dramatique », a-t-elle déclaré.

CONTRE EXEMPLE ALLEMAND

L’autre sujet de préoccupation des entreprises sur la nature du mix énergétique que choisira la France. Avec à la clé, la revendication de voir« préserver les atouts du nucléaire« . Pour le besoin de la démonstration, Jean-Pierre Clamadieu, président du chimiste Solvay et président de la commission développement durable du Medef, a souligné le contre exemple allemand : « Une vision en vraie grandeur de ce qu’est une transition énergétique brutale et massivement tournée vers les énergies renouvelables. »

Le Medef préfère prôner une stratégie plus prudente, avec un développement raisonné des énergies renouvelables. M. Clamadieu a particulièrement insisté sur la question du coût de cette transition énergétique, pointant en particulier les « 1000 milliards d’euros » consacrés par l’Allemagne au développement de l’éolien et du solaire.

Toujours dans l’idée de soutenir les atouts français de la filière nucléaire, Mme Parisot a par ailleurs qualifié « d’aberrant » le choix de François Hollande de fermer de manière anticipée la centrale de Fessenheim et a indiqué souhaiter que le gouvernement renonce.

Elle a ajouté, en souriant, que « sur ce point la solidarité est totale entre la CGT et la Medef ». Le débat sur la transition énergétique aura au moins eu cette vertu de rapprocher des interlocuteurs traditionnellement irréconciliables.

Écoutons la voix de la raison … ou pas.

 

 

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Grèce: des migrants blessés par balles pour avoir réclamé leur salaire

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Une trentaine de salariés agricoles immigrés ont été blessés dans un champ de fraises du Péloponèse. Les contremaîtres ont tiré sur eux à la carabine.

Manifestations en Espagne pour une « Europe des peuples ».

Manifestations en Espagne pour une « Europe des peuples ».

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Des manifestants, le visage dissimulé sous des sacs aux couleurs de l’Europe, scandaient “Pour une Europe des peuples, contre une Union européenne des marchés”, lors d’une conférence de presse des membres de la Plateforme des victimes de l’hypothèque (PAH) devant le Parlement espagnol à Madrid. REUTERS/Susana Vera

Les restrictions d’Israël sapent l’économie palestinienne

Les contraintes subies par l’économie palestinienne, en particulier les restrictions israéliennes, aggravent ses difficultés budgétaires et pèsent sur ses perspectives de développement à terme, prévient mardi 12 mars la Banque mondiale (BM) dans un rapport.

« L’Autorité palestinienne connaît une tension budgétaire aiguë qui pourrait s’aggraver en 2013 avec le déclin du soutien des donateurs et l’incertitude sur les transferts de recettes douanières » et de TVA que doit lui reverser Israël, qui représentent 70 % de ses recettes, indique ce rapport publié en vue d’une réunion des donateurs le 19 mars à Bruxelles. La croissance est en baisse (6 % en 2012, selon la BM) en raison notamment de « l’absence de nouveaux allègements des restrictions israéliennes (…), la chute persistante de l’aide des donateurs et l’incertitude créée par les défis budgétaires de l’Autorité », explique l’institution financière internationale.

En raison de dépenses plus élevées que prévu et de recettes en baisse, le déficit budgétaire a atteint en 2012 1,7 milliard de dollars (717 millions d’euros), selon le rapport, avertissant que « si la situation actuelle se prolonge, elle pourrait éroder la capacité des institutions de l’Autorité et mettre en péril les acquis enregistrés dans l’établissement d’institutions ». A terme, souligne la BM, « l’existence d’un système de fermeture et de restrictions cause des dégâts durables à la compétitivité économique des Territoires palestiniens ».

« Le potentiel de croissance d’une petite économie dépend dans une large mesure de sa capacité à concourir sur les marchés mondiaux. Or, depuis 1994 (date de la création de l’Autorité) l’économie palestinienne a régulièrement perdu de cette capacité », déplore-t-elle, relevant que la part des exportations dans le PIB, « à environ 7 % en 2011 (contre près de 10 % en 1996), est l’une des plus basses au monde ».

Les restrictions d’Israël sapent l’économie palestinienne.

Les Suisses votent contre les rémunérations abusives des patrons

Les Suisses votent contre les rémunérations abusives des patrons

Seul contre l’establishment, Thomas Minder [le sénateur qui a proposé ce vote] récolte un succès historique. La sévère défaite des milieux économiques démontre qu’ils perdent en influence directe. C’est inquiétant pour tous ceux qui redoutent le poids de nouvelles règles, mais la démonstration qu’une démocratie directe punit ceux qui tardent à répondre à une forme d’indignation collective.

C’est un triomphe populaire. Un succès historique dans l’exercice de la démocratie directe et une victoire personnelle exceptionnelle. Thomas Minder, qui a résisté à toutes les pressions et tenu bon face à un parlement peu désireux de légiférer, entre dans l’histoire comme celui qui a réussi à mobiliser le peuple contre les « rémunérations abusives », ces hauts salaires et bonus jugés illégitimes et immoraux. Et, c’est un symbole, il l’emporte non seulement au plan national mais plus largement encore à Zurich, au cœur du pouvoir économique.

L’indigné Thomas Minder récolte les fruits d’une popularité qui n’a jamais faibli, malgré les millions engagés par ses opposants et un contre-projet indirect beaucoup moins lisible que son initiative. Son succès n’est pas une surprise mais son ampleur interpelle. Il traduit le ras-le-bol du peuple face aux excès de grands patrons et aux récompenses démesurées, comme celle envisagée par Novartis pour son président Daniel Vasella à l’heure du départ.

Perte de crédibilité pour les milieux économiques

Le peuple suisse dit, aussi, son malaise envers des multinationales dont l’image est trouble dans une période économique difficile, où mondialisation rime avec insécurité. Enfin, d’une manière générale, les inégalités trop criantes sont de plus en plus mal vécues dans des sociétés inquiètes et en mal de croissance. Le contexte n’explique pourtant pas tout. La majorité du parlement porte une très lourde responsabilité pour avoir tergiversé pendant plusieurs années, et refusé au final un vrai contre-projet.

Les milieux économiques, qui sont généralement suivis, n’ont jamais trouvé la bonne stratégie pour s’opposer à une initiative dont la simplicité et la sincérité apparente étaient les meilleurs arguments. Les opposants à l’initiative Minder n’ont pas eu les mots, la pédagogie appropriée et encore moins le ton pour contrer un petit entrepreneur perçu comme sympathique.

Cette sévère défaite des milieux économiques démontre qu’ils perdent en influence directe. Le peuple n’a plus une confiance aveugle dans le fédéralisme et l’autorégulation prônée par l’économie; trop de promesses non tenues, trop d’excès laissés sans réponse ont mis à mal leur crédibilité. C’est inquiétant pour tous ceux qui redoutent le poids de nouvelles règles, mais c’est la démonstration qu’une démocratie directe punit ceux qui tardent à répondre à temps à une forme d’indignation collective.

Source : Le Temps – Pierre Veya

Le business-model criminel de Coca-Cola et Pepsi

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« Je pense qu’il est criminel que cette industrie, dirigée par deux grosses sociétés, fasse tout ce qui est en son pouvoir pour protéger son business-model obsolète. Ils génèrent 35 millions de bouteilles et de cannettes chaque jour rien qu’au Royaume Uni. Au plan mondial, c’est un milliard de bouteilles et de cannettes, dont la plupart finiront dans des poubelles, dans des décharges, dans les océans, ou dans les parcs. C’est complètement dingue »,

Un pacte en 35 décisions

Les Echos – actualité à la Une des Echos.fr

Un pacte en 35 décisions.

#INVESTISSEMENT – #Qatar : l’hypocrisie française

Courrier international – France

viaINVESTISSEMENT – Qatar : l’hypocrisie française.

Le Qatar a de l’argent et la chaîne Al-Jazira comme force de frappe médiatique. Il n’est pas en conflit avec les puissances occidentales et ne cherche pas à envahir la France en mettant 50 petits millions d’euros dans les banlieues. La lecture de la presse française est d’ailleurs amusante à cet égard, elle qui a tendance à reprocher aux médias du sud de la Méditerranée sa paranoïa. En définitive, on peut en conclure que le Qatar n’est, dans cette affaire, qu’une victime collatérale de la suspicion qui entoure les banlieues de France où musulmans, Arabes et Noirs sont en nombre important. Gageons que l’émir du Qatar et ses conseillers le comprendront vite. Il vaut mieux acheter l’immeuble du Figaro et mettre des sous dans les parfums de France plutôt que de regarder du côté des suspectes banlieues.

#LUXEMBOURG AFP – La zone #euro lance son arme anticrise – #MES

Courrier international – L’anticipation au quotidien

LUXEMBOURG AFP – La zone euro lance son arme anticrise.

Voir aussi :

TOUT SUR LE DERNIER TOUR DE VIS EUROPÉEN

Enfin, plus discrètement, mais tout aussi efficacement, deux règlements renforceront le contrôle de la Commission sur les comptes nationaux. En particulier, le règlement relatif au renforcement de la surveillance économique et budgétaire des États membres connaissant ou risquant de connaître de sérieuses difficultés du point de vue de leur stabilité financière au sein de la zone euro (texte ici) permet à la Commission de placer, sans aucune autre forme de contrôle démocratique, un Etat sous surveillance renforcée. Ce pays est tenu d’adopter « des mesures visant à remédier aux causes ou aux causes potentielles de ses difficultés » (article 3).

La volonté de laisser des finances assainies aux générations futures est louable. On ne peut que partager la volonté des dirigeants européens d’éviter une répétition de la crise actuelle. Mais l’arsenal législatif qui est mis en place ne va-t-il pas trop loin ? Il pose en tout cas de nombreuses questions essentielles, aussi bien démocratiques qu’économiques. Adopter ces réformes au pas de charge, sans débat démocratique, n’est pas la voie à suivre, n’en déplaise à Angela Merkel.

Mais aussi et sûrement, de nouveaux articles sur le blog de Paul Jorion

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