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Guantanamo : une pétition au centième jour de

Guantanamo : une pétition au centième jour de la grève de la faim

Des militants vêtus de combinaisons orange et de cagoules noires s'alignaient devant les grilles de la Maison Blanche pour délivrer le même message : "Fermez Guantanamo"

Des militants vêtus de combinaisons orange et de cagoules noires s’alignaient devant les grilles de la Maison Blanche pour délivrer le même message : « Fermez Guantanamo » | REUTERS/© Joshua Roberts / Reuters

Au centième jour d’une grève de la faim sans précédent à Guantanamo, vendredi 17 mai, quelque trois cent soixante-dix mille personnes ont réclamé la fermeture de la prison controversée, dans une pétition remise à la Maison Blanche, selon les organisateurs. Alors qu’à des milliers de kilomètres de Washington, le nombre de détenus nourris de force a atteint son maximum dans l’histoire des grèves de la faim à Guantanamo, des militants vêtus de combinaisons orange et de cagoules noires s’alignaient devant les grilles de la Maison Blanche pour délivrer le même message : « Fermez Guantanamo. » « Immorale, illégale, inefficace », affichait une large banderole noire. DÉSESPOIR « Des années de détention sans inculpation ni procès ont créé un sentiment de désespoir chez les hommes de Guantanamo, qui sont plus de cent à avoir rejoint la grève de la faim », a déclaré Richard Killmer, directeur de la Campagne religieuse nationale contre la torture, lors du rassemblement, à l’appel aussi d’Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains. Lire : Guantanamo : l’ONU dénonce l’alimentation forcée des grévistes de la faim Le colonel Morris Davis, ancien procureur militaire de Guantanamo, a remis à la Maison Blanche les noms de trois cent soixante-dix mille signataires d’une pétition qu’il avait lancée et qui exhorte Barack Obama : « Libérez-les, renvoyez-les chez eux ou traduisez-les en justice ! » Sur un pantin représentant Barack Obama, les militants avaient rappelé les déclarations du président : « Je pense qu’il est crucial pour nous de comprendre que Guantanamo n’est pas nécessaire pour garder l’Amérique en sécurité. » Ou encore : « Guantanamo coûte cher, elle ternit notre réputation internationale. » Lire : La Maison Blanche repart à l’offensive pour fermer la prison de Guantanamo A Cuba, cent deux des cent soixante-six détenus observaient vendredi une grève de la faim, dont certains depuis le 6 février, et trente d’entre eux étaient alimentés par des sondes naso-gastriques, selon les autorités de la prison. Le nombre de prisonniers ainsi nourris de force a atteint son plus haut niveau depuis 2005, la plus importante grève de la faim de Guantanamo touchait alors cent quarante-deux détenus sur cinq cent soixante-quinze, dont trente étaient alimentés par intubation, a précisé le lieutenant-colonel Samuel House. Vendredi, un seul détenu était hospitalisé, sans que sa vie soit en danger. Ils étaient jusqu’à six ces dernières semaines, a ajouté le porte-parole.

via Guantanamo : une pétition au centième jour de la grève de la faim.

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Près de la moitié des détenus de Guantanamo en grève de la faim

AFP
Le 16 avril 2013, à Sanaa, des Yéménites portent des combinaisons similaires à celles de la prison de Guantanamo, en soutien aux détenus en grève de la faim AFP

• WASHINGTON (AFP)

Quelque 77 des 166 prisonniers de Guantanamo étaient samedi en grève de la faim, soit 25 de plus que mercredi, a annoncé un porte-parole de la prison militaire.

Parmi les grévistes, 17 étaient nourris de force, par des tubes reliés à l’oesophage, selon le lieutenant-colonel Samuel House. Parmi ces 17 détenus, cinq étaient hospitalisés mais « aucun d’entre eux n’est en danger à ce stade ».

Selon les avocats, une centaine des détenus les plus conciliants participent au mouvement, déclenché le 6 février quand des corans avaient été examinés d’une manière que les prisonniers ont perçue comme une profanation religieuse. Mais selon leurs défenseurs, c’est leur détention illimitée depuis 11 ans, sans inculpation ni procès, que dénoncent la plupart des protestataires.

Le porte-parole des autorités militaires de la prison américaine, le capitaine Robert Durand, avait affirmé mercredi qu’une « nouvelle procédure » avait été mise en place pour alerter les avocats des détenus, via le ministère de la Justice, quand une alimentation par tubes était requise pour leurs clients et approuvée par le commandant de Guantanamo.

Un rapport indépendant, signé par l’organisation Constitution Project, a condamné l' »alimentation de force » de détenus de Guantanamo, estimant qu’il s’agit « d’une forme d’abus à laquelle il faut mettre un terme ».

Le 13 avril, une soixantaine de détenus ont été transférés de cellules communes du camp 6 en cellules individuelles, après l’intervention des gardiens militaires amenés à tirer des balles non létales pour contrôler une révolte des détenus.

Baghdad, 10 ans déjà

euronews l’image du jour

Baghdad, 10 ans déjà.

L’armée chinoise liée aux cyberattaques contre les États-Unis.

Article ZDNet

    Des attaques informatiques perpétrées contre les États-Unis auraient été lancées depuis la périphérie de Shangai où s’activent armée et hackers chinois, d’après la firme Mandiant.

Dans le cyberespace, les États-Unis ont trouvé un ennemi à leur démesure : la Chine…

D’après une étude Mandiant dont s’est fait l’écho le New York Times*, une série d’attaques perpétrées contre les États-Unis – ses entreprises, médias et administrations – aurait été lancée depuis un quartier périphérique de Shanghai.

    L’unité 61398 et le groupe de Shanghai

Dans ce quartier serait érigée une tour abritant le siège de l’unité 61398 de l’armée populaire de libération chinoise. De plus, des hackers membres du « Shanghai Group » ou « Comment Crew », prétendument à l’origine d’au moins 140 intrusions depuis 2006, auraient été repérés dans le voisinage, observe Mandiant.

Pour le fondateur et directeur général de la firme américaine spécialisée dans la sécurité informatique, Kevin Mandia, soit les hackers évoluent au sein de l’unité 61398, soit les autorités chinoises ne savent quelle attitude adopter face à « des milliers de personnes » à l’origine de cyberattaques lancées depuis ce quartier.

D’autres spécialistes de la sécurité IT, ainsi que les services de renseignement américains, estiment que de nombreux groupes de hackers en Chine sont dirigés par des officiers ou des prestataires qui travaillent pour l’armée chinoise.

    La diplomatie à l’ère des cyberattaques

Contactés par le New York Times, des diplomates chinois installés à Washington ont affirmé que le gouvernement de leur pays n’est pas impliqué dans ces attaques informatiques, une pratique illégale de surcroît.

Ils ont ajouté que la Chine est elle-même victime de cyberattaques et que de nombreux groupes de pirates informatiques sont installés aux États-Unis, et ce malgré le renforcement de la cybersécurité par l’administration Obama.

*La société Mandiant a été engagée par The New York Times Company pour enquêter sur des attaques informatiques menées à l’encontre du journal. Les deux parties ne sont plus aujourd’hui liées par un contrat, mais des discussions commerciales sont en cours.

Rue89

Une société américaine a espionné un groupe de hackers pendant 6 ans ; cette filature 2.0 l’a menée à l’Unité 61398, cyber-cellule secrète de l’armée chinoise.

Après l’arroseur arrosé, voici le hacker hacké. Dans une vidéo mise en ligne sur YouTube ce lundi, l’entreprise de sécurité informatique américaine Mandiant montre en direct comment un groupe de hackers chinois, qu’elle a nommé APT1 (Advanced Persistent Threat), s’est introduit dans les réseaux d’organisations occidentales pour y dérober des fichiers confidentiels.
Vidéo de Mandiant en train d’espionner des hackers chinois

Cette vidéo, qui accompagne un rapport de 60 pages [PDF] publié mardi par la firme sur son site, est venue aggraver un climat déjà tendu entre les Etats-Unis et la Chine.

La semaine dernière déjà, le rapport secret du National Intelligence Estimate, réalisé grâce au travail conjoint de 16 agences de renseignement américaines, avait désigné la Chine comme le pays le plus agressif en matière d’attaques sur les systèmes informatiques de la première puissance mondiale.

En s’en prenant à des entreprises liées à l’énergie, la finance, l’aérospatial ou encore l’automobile, les hackers chinois auraient fait perdre des dizaines de milliards de dollars à leur rival.

Répartition des attaques du groupe pirate APT1 (rapport Mandiant)

Secteurs ciblés par les attaques d’APT1 (rapport Mandiant)
Ce document semblait confirmer les inquiétudes exprimées par Google, Twitter et quelques grands médias américains. Ceux-ci ont constaté de nombreuses intrusions ces derniers mois, imputées plus ou moins ouvertement au gouvernement chinois.

Eric Schmidt, le patron de Google, est allé jusqu’à qualifier la Chine, dans un livre à paraître prochainement, de « superpuissance la plus dangereuse au monde ».

Guet-apens et filature

Là où le nouveau rapport signé Mandiant est original – et lourd de conséquences –, c’est qu’il passe de la conjecture à la preuve, au terme d’une longue enquête.

Ce travail, digne d’un bon thriller américain, a été réalisé dans le plus grand secret. Six années auront été nécessaires pour réunir des preuves quasi irréfutables de l’existence d’un lien entre le gouvernement chinois et un groupe de pirates basé à Shanghai.

Les agents de Mandiant ont eu accès aux réseaux internes de nombreuses entreprises américaines avec leur accord, et ont attendu que les hackers pointent leur nez et opèrent avant de les suivre à la trace.

Une piste qui les a menés jusqu’à un immeuble de douze étages dans le quartier du Pudong à Shanghai. D’apparence tout à fait quelconque, discrétion oblige, le bâtiment abriterait en réalité le quartier général de l’Unité 61398 de l’Armée populaire de libération.

Quartier général de l’Unité 61398 (rapport Mandiant)

Dans l’enceinte de ces murs blancs, des informaticiens de talent ont bombardé pendant des années 141 entreprises américaines de faux e-mails, libérant un virus espion au moindre clic (« spearphishing »).

Cyber-Pearl Harbor

Plus grave qu’un simple espionnage industriel, un certain type d’attaques a particulièrement inquiété les autorités. Certaines d’entre elles ne se seraient pas limitées au vol d’informations confidentielles, mais auraient eu pour but de prendre le contrôle d’infrastructures stratégiques, presque avec succès.

En septembre, la filiale canadienne de Telvent a été piratée. L’entreprise fabrique des logiciels permettant aux entreprises de gazoducs et oléoducs de contrôler à distance les valves et les systèmes de sécurité de leur réseau ; ces clients représentent plus de la moitié des pipelines en Amérique. L’entreprise a tout juste eu le temps de couper les accès avant que les intrus n’aient pu prendre les commandes.

On imagine aisément les dégâts que pourrait causer une attaque mal intentionnée qui parviendrait à contrôler les vannes d’un barrage, les feux d’un réseau routier ou les systèmes de transmission d’une tour de contrôle dans un aéroport.

Léon Panetta, secrétaire d’Etat à la Défense américain et ancien directeur de la CIA, est allé jusqu’à parler d’un risque sérieux de « cyber-Pearl Harbor », une image toujours très vivante dans l’imaginaire américain.

Les preuves

Quelles preuves que le groupe de pirates baptisé APT1 et l’Unité 61398, le très discret (et ronronnant) mais officiel second bureau du troisième département de l’état-major de l’Armée populaire de libération, ne font qu’un ?

Un faisceau de plus 3 000 indices ont été récoltés par Mandiant ; du béton armé pour son directeur Kevin Mandia, contacté par le New York Times :

« Nous croyons qu’APT1 est capable de mener à bien une campagne d’espionnage aussi extensive sur Internet parce qu’il reçoit un soutien direct du gouvernement. […] Soit les membres [d’APT1] viennent de l’Unité 61398, soit les gens qui dirigent le réseau internet le plus contrôlé et surveillé de la planète ne sont pas au courant que des milliers d’individus lancent des attaques dans leur voisinage. “

La conclusion du rapport ne laisse d’ailleurs aucun doute quant aux convictions de ses auteurs sur les possibles liens entre gouvernement chinois et hackers d’APT1 :

‘Soit une organisation secrète, ultra-spécialisée, remplie d’individus parlant chinois et ayant un accès direct aux infrastructures de télécommunication de Shanghai est impliquée dans une entreprise d’espionnage industriel depuis des années au nez et à la barbe de l’Unité 61398, exécutant des tâches similaires à la mission connue de l’Unité 61398 ; soit APT1 est l’Unité 61398.’

Guerre froide 2.0

On aurait pu s’attendre à ce que les preuves accablantes de ce rapport aggravent les tensions entre les deux superpuissances économiques. Pourtant, pour des raisons commerciales et diplomatiques évidentes, il est très probable qu’aucune des deux parties ne haussera le ton.

Contactés par le New York Times, les diplomates de l’ambassade de Chine à Washington ont assuré aux journalistes que leur gouvernement ne pratiquait pas de piratage informatique, avant de souligner que leur propre pays était victime de piratages dont beaucoup provenaient de groupes basés aux Etats-Unis.

Barack Obama a quant à lui évoqué le danger des cyber-attaques lors de son discours sur l’Etat de l’Union ce week-end, mais s’est abstenu de désigner les coupables ou de citer la Chine en exemple.

La politique de défense informatique américaine pourrait pourtant se durcir dès aujourd’hui. Une directive signée par le Président la semaine dernière prévoit de partager avec les fournisseurs internet américains les infos que le gouvernement a rassemblées sur les groupes de hackers basés à Shangai.

La Maison Blanche serait également en train de peaufiner une réglementation qui donnerait au Président des pouvoirs de ripostes en cas de cyber-attaque, similaires à ceux qu’il a déjà en matière d’usage des drones.

Voir aussi

Article de FranceTV
Article du Courrier International

Le ministère chinois de la Défense a également répondu aux accusations selon lesquelles l’armée chinoise aurait participé à des attaques de hackers. Le site chinois Sina.com relaie le communiqué du ministère : « les attaques de hackers sont un problème de nature mondiale. Comme tous les autres pays, la Chine est aussi confronteé à de graves menaces d’attaques sur Internet, elle est l’un des pays les plus attaqués au monde. La loi chinoise interdit les attaques de hackers et tout autre acte nuisant à la sécurité d’Internet ; le gouvernement chinois combat avec détermination les activités criminelles de ce type ; l’armée chinoise n’a jamais soutenu la moindre activité de hacker. »

VICTOIRE D’OBAMA – Une offre sera faite à l’Iran

Courrier international – L’anticipation au quotidien

VICTOIRE D'OBAMA – Une offre sera faite à l'Iran.

Sur le site du Think tank américain the Washington Institute for Near East Policy, le directeur du site Robert Satloff affirme que « pour son second mandat, le président Obama devrait
rapidement s’attacher à trouver un « accord global » avec Téhéran et
négocier avec les Iraniens afin de voir si un accord politique est envisageable
avant de devoir décider – probablement d’ici mi-2013 – s’il doit utiliser
d’autres moyens, potentiellement militaires, pour empêcher le pays de se doter
de capacités nucléaires militaires. Barack Obama sera plus ferme dans sa politique,
peut-être dès le lendemain de son élection. »

VU DU CHILI – Yes we cannabis

Courrier international – L’anticipation au quotidien

VU DU CHILI – Yes we cannabis.

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